Poème FouQuiDit thérapie: Je suis mon propre hater
Je n’arrive pas à briller.
C’est la faute de mon alter ego
Qui est là pour me rabaisser.
C’est le barrage de mon eau,
Il pense que je vais tout inonder
Et qu’on va finir par m’attaquer
En raison des ravages causés.
Je suis fâché, je suis bloquée,
Ma rivière ne s’écoule pas.
On me méprend pour un désert,
Je reste souvent sans voix,
Bloquant l’accès de cette rivière.
Je ne pourrai pas briller,
Je serai quelqu’un d’effacée,
Mon flow sera refoulé,
Me laissant coincée et frustrée.
Je me suis piégée
Dans cette idée :
Que je n’ai rien à apporter,
Ou que je vais tout inonder.
Je suis de trop sans but.
Briller et exister à fond?
Je serais foutue.
J’ai beau faire la réflexion,
J’ai un barrage fortifié de honte.
L’eau refoule, le niveau monte.
De la gorge à la tête,
La tension monte,
La colère monte.
Je m’entête,
Je me sens bête,
J’ai mal de la gorge à la tête.
Je veux créer et briller,
Je veux laisser couler cette rivière,
Mon aura et mes mots, sont mes repères.
Juste m’imaginer chanter et créer
Me paralyse de peur, et fait ressortir un désastre.
Mais étant supprimée, je n’impacterai pas les astres.
Alors qu’en vrai,
Je veux en faire un désastre.
En bouger les astres.
Sortir ma vie. Le vrai.
La honte comme barrière
Dans ce poème, je me décris comme ma propre source de dénigrement. Ces critiques sévères agissent comme un barrage destiné à bloquer ma rivière intérieure (mes émotions, mon essence). Cette retenue naît de la peur que ma propre puissance soit perçue comme une agression par les autres. C’est l’idée toxique que si je brille trop, on finira par me briser. C’est un mode de protection qui, au lieu de me sauver, finit par m’étouffer.
La marée qui monte : de la gorge à la tête
Je décris ensuite l’échec de ce mécanisme. La pression émotionnelle devient trop forte pour être contenue ; le flot refoule et la tension monte. Cette lutte s’exprime par une douleur physique concrète, de la gorge à la tête. Le conflit n’est plus seulement mental, il est gravé dans mes nerfs. C’est la zone de danger entre la rumination et l’explosion. L’anticipation de cette perte de contrôle me terrifie : la honte que l’on voie mes émotions “disproportionnées” alimente mon anxiété et renforce ma peur.
Le “désastre” comme libération
Le poème prend un tournant décisif vers la résolution. Auparavant, le “désastre” était cette inondation crainte qu’il fallait éviter à tout prix. À la fin, il devient l’acte de création pur, celui qui “bouge les astres”. Exister pleinement et dévoiler son essence demande d’accepter de déranger l’ordre établi. C’est le passage de la survie à la vie : accepter de prendre sa place, d’habiter l’espace et de bousculer ce qui nous entoure.
Une affirmation de soi
Ce texte est un cri de ralliement pour m’encourager à foncer et à “faire le désastre”. Je ne suis pas encore arrivée à 100 % de cet objectif, mais c’est ma direction principale. Commencer à publier mes poèmes a été l’étape cruciale pour amorcer ce mouvement. Au début, j’étais terrorisée, mais aujourd’hui, je ne regrette rien. Ma peur diminue et je cherche de moins en moins la validation externe ou le respect de lignes directrices imposées par les autres, sans pour autant être à l’extrême et ne plus du tout écouter les autres biensûre lol.
Ne vous gênez pas de m’envoyer un message et de parler de votre avis ou pensées par rapport au poème, il me fera plaisir de discuter et partager avec vous! :)
Ce poème est à la fois une prise de conscience de la tension constante sous laquelle je vivais et un encouragement à laisser derrière moi des mécanismes de protection devenus obsolètes. C’est un appel au courage d’être authentique et de libérer enfin ces émotions trop longtemps cachées.













